cours de tablas indiennes

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Michaël Santos
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Conférence sur l'Ayurveda à Dijon

Vendredi 6 février 2009 à 19h30

Conférence animée par Laurence Caussade-Maupied
Au show-room Monda’soi
5 place des Cordeliers à Dijon

(entrée libre)

"L'Ayurveda, une science millénaire au service de notre bien-être"


Nous avons perdu le contact avec notre nature profonde, celle qui nous met en lien avec les cycles de la nature, les saisons, les âges de la vie mais également avec notre environnement, nos relations ou encore nos choix alimentaires. Cette perte de connexion, de sens, est à l'origine de notre mal-être et du stress qui envahit nos existences.


L'Ayurveda, qui signifie littéralement "science de la vie", de la vie en mouvement, nous offre de retrouver progressivement ce regard intérieur et cette compréhension.


Cette science millénaire traditionnelle venue de l'Inde, reconnue par l'Organisation Mondiale de la Santé comme la "mère de toutes les médecines", s'attache, en abordant chaque individu comme un être totalement unique, à nous enseigner comment vivre en harmonie au niveau physique, psychique, émotionnel et énergétique.


Je vous propose au cours de cette présentation, de vous faire découvrir les grands principes universels qui, selon l'Ayurveda, régissent notre santé. Science issue de l'observation et de l'expérimentation, elle nous apprend à faire les choix adaptés à notre constitution et à savoir déceler ce qui permet à nos systèmes, à nos tissus de fonctionner de façon optimale.


Je vous montrerai de quelle façon l'alimentation, l'hygiène de vie (à travers nos rythmes de vie, ceux des saisons, nos activités quotidiennes), les soins corporels, l'utilisation des épices et des plantes médicinales, les pratiques et les soins visant à équilibrer le mental et l'émotionnel (méditation, techniques de relaxation, thérapie par les sons, les odeurs, etc…) peuvent constituer les bases d'un travail quotidien qui nous permet de regagner la responsabilité de notre santé et retrouver progressivement l'équilibre perdu.


J'espère que vous viendrez avec de nombreuses questions…
Laurence Caussade-Maupied


Laurence Caussade-Maupied est Educatrice de Santé en Ayurveda. Diplômée de l'Institut Européen d'Etudes Védiques, elle reçoit en consultation les personnes désireuses d'avoir une vision plus globale de leur santé et donne également des massages ayurvédiques à l'Ecole de Yoga de Dijon.

Atelier danse Bollywood à Nuits Saint Georges

L'école Dansité, sous la conduite de Marie Carnet, propose depuis deux ans des ateliers de danse Bollywood.
Après avoir été passionnée de comédies musicales d'hollywood, Marie Carnet glisse vers celles du sous-continent indien et s'inspire entre autres de Bharati...Spectacle prévu en 2010.

Heures proposées :

mercredi soir de 19 h à 20 h 30 : adultes avancés
jeudi de 19 h à 20 h 30 : débutants


Dansité

Marie Carnet
24 rue Félix Tisserand
21700 Nuits Saint Georges
03 80 62 33 79

Michael Santos aux rythmes du monde

Il nous a coupé le souffle avec ses vocalises, ses tablas résonnaient au coeur de Dijon lors du concert Cocktail Vocal en 2006, dans le jardin arboré du conseil général. Il n'est pas indien mais un percussionniste complet dont la formation s'est faite en grande partie de manière autodidacte.
Rencontre avec un musicien d'exception qui refaçonne à sa manière la culture musicale, qui l'enrichit et qui la fait partager à tous en dépassant l'identité culturelle.

Quelles raisons vous ont poussé à apprendre les tablas ?
MIchaël Santos : Une erreur ! Après avoir travaillé la batterie, les congas et le zarb, j'ai voulu m'inscrire à l'E.N.M. de Villeurbanne en classe afro-cubaine, je m'y suis pris trop tard et il n'y avait plus de place. Je me suis donc replié sur la classe de percussions orientales. Après mon audition, Alain Chaléard, m'a dit qu'il n'y avait plus de place dans cette classe, mais il m'a proposé d'intégrer un cours de tablas. J'avais le son de cet instrument dans l'oreille mais jusqu'à lors, il m'avait paru hors de portée étant donné sa réputation d'instrument exigeant.

Quelle formation avez-vous reçue ?
M.S. :Après un an avec Alain Chaléard, je suis parti en Italie faire un stage avec Shanka Chatterjee, le premier jour a été très difficile car je n'arrivais pas à suivre, je demandais toujours à mes voisins où on en était. Mais peu à peu, j'ai pu m'adapter aux exigences du stage.
Puis je suis parti en Inde avec l'idée de trouver un enseignement mais sans savoir ni où, ni comment. Ce sont des rencontres de hasard qui m'ont porté vers Kousic Sen à Calcutta. J'ai vécu chez lui pendant un mois et la formation ne ressemblait pas tout à fait à un cours : il m'écoutait travailler sans relâche toute la journée tout en vaquant à ses occupations et même sous la douche, il me reprenait lorsque je faisais des erreurs.
C'est par l'intermédiaire de l'association Anagath' que j'ai pu faire la rencontre de Pandit Shankar Gosh qui vient en France plusieurs fois par an pour enseigner les tablas. J'ai trouvé le maître dont j 'avais besoin. Il m'apprend à rectifier chacun de mes gestes incorrects par des exercices personnalisés, il m'offre les phrases musicales dont il est l'auteur. Je travaille avec lui depuis six ans.

Quelles sont les particularités de cet instrument ?
M.S :Les tablas sont composés de deux parties : le petit dayan qui donne des sons aigus et le grand bayan .Chaque son correspond à une onomatopée. L'apprentissage de l'instrument commence normalement par l'apprentissage d'une série d'onomatopées : des phrases apprises par coeur qui seront ensuite reprises par les mouvements, une gestuelle précise sur les tablas.
La musique indienne est très complexe au niveau du rythme. Les cycles sont plus grands que ceux que l’on rencontre dans la musique occidentale. Et à l’inverse, le découpage de ces cycles sont pensés dans l’infiniment petit. La musique se joue par cycle et non de manière linéaire, l’un des objectifs du musicien est de retomber sur le premier temps. Le public se manifeste lorsque le musicien a retrouvé son point de départ (sam).
Cette complexité fait des tablas un instrument difficile à aborder, mais la persévérance permet d'acquérir une technique importante qui est valable pour les autres percussions. C'est un instrument complet et l'un des plus difficiles.

Quelle place occupe cet instrument dans votre vie artistique ?
M.S :Je n'ai jamais joué de raga, je m'intéresse plutôt au mélange. Avec Mayeul Loisel qui joue du oud, nous avons trouvé que oud et tabla fonctionnaient bien ensemble. Nous nous sommes lancés dans la musique des balkans avec un répertoire arabo-andalou. Puis nous avons fondé notre groupe L'Epicerie avec des créations influencées par les musiques traditionnelles. L'Epicerie représente les mélanges que nous voulons faire.
Notre monde est divisé en catégories, nous cherchons à dépasser celles-ci. D'ailleurs l'Epicerie ne trouve pas sa case : trop jazz pour les musiques du monde, trop musiques du monde pour le jazz. Les différentes musiques du monde ne sont pas si séparées, on trouve des similitudes entre des cultures très éloignées alors que la tendance de l'enseignement est à la fragmentation. On travaille sur l'identité musicale pour en faire quelque chose d'universel et montrer que les cultures ne font pas que cohabiter mais qu'elles peuvent s'enrichir par cette idée de mélange. L'idée n'est pas de faire des échanges mais de fusionner tout cela, perdre des identités pour aller vers l'universel et réagencer autrement.

Quel a été le dernier projet de l'Epicerie ?
M.S :Au festival « les nuits d'Orients », nous avons ajouté les voix des habitants du quartier des Grésilles sur le thème « c'est mon voisin ». Une dame m'a dit qu'ici, elle se sentait une étrangère et que lorsqu'elle retournait au pays, on la voyait aussi comme une étrangère. Ça me rappelle mon enfance, lorsqu'à l'école on m'appelait le portugais et lorsque j'allais au Portugal, on disait le français...
Lorsqu'on rapproche les musiques, on rapproche aussi les gens. D'ailleurs, les gens du quartier qui n'avaient jamais mis le pied au théâtre de leur vie, ont franchi ses marches pour entendre ce que nous avions fait de leurs mots.

Quels sont vos projets ?

M.S. :Depuis quelques temps, j’utilise le système onomatopéique dans mes créations musicales. J’ai déjà créé un spectacle autour de ce langage musical (Katadhene). Le prochain projet auquel je participe, sera la rencontre avec un beatboxer (Fatkhab) dans le cadre d’un festival de Beatbox à Dijon en mars 2009.

Merci beaucoup à Michaël Santos pour sa disponibilité, sa vidéo, et la qualité de notre entretien. Nous le retrouverons très vite en programmation dans notre région.

Où trouver les ingrédients pour faire de la cuisine indienne ?

Lorsqu'on ouvre un livre de recettes de cuisine indienne, la première difficulté surgit avec la liste des ingrédients... Où trouver tamarin, fenugrec, carvi, mangue verte ?
Quelques réponses sur le marché dijonnais à l'intérieur des halles, aile sud :
D'abord avec le Comptoir aux Epices qui nous livre une myriade de graines et d'épices en poudre :


Plus loin, dans la même allée le stand asiatique Apsara possède quelques purées et autres préparations :


Les épiceries indiennes n'existent pas à proprement parler à Dijon mais les différents marchés alentours (Chenôve, Quetigny) peuvent répondre à quelques attentes.