Le blog de l'Inde à la Réunion

Les premiers indiens karanas à NOSY BE (Madagascar)


Les premiers indiens Karanas à Nosy-Bé (Madagascar) article de Tamin KARIMBHAY ;
sources http://reunionnaisdumonde.com


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Voici l’histoire des premiers Karanes, Indo-Pakistanais émigrés à Madagascar puis à la Réunion. Poussés par les vents de la mousson d’hiver (soufflant de décembre à avril), les premiers Indiens, sujets britanniques de la région du Gujerat (Inde anglaises), arrivent à la fin du XVIIe siècle dans des boutres, dans la rade d’Ambanoro à Nosy-Bé.

Un peu d'histoire...

Alors que la paix régnait jusqu’en 1870, cette année-là fut marquée par l’annonce de la guerre franco-prussienne. Les représentants de la maison allemande O’Swald reçoivent l’ordre de quitter Nosy-Bé. Trois mois après la défaite de Sedan du 2 septembre 1870, la Nouvelle République, la IIIème du nom, n’est proclamée à Nosy-Bé que le 4 décembre 1870, au cours d’une cérémonie officielle à Hell-Ville.

La IIIème République a été proclamée à Paris le 4 septembre 1870, à la suite de la défaite de Sedan qui marquait la fin du Second Empire (1852-1870) de Napoléon III. Nosy-Bé avait donc plus de trois mois de retard au niveau de la transmission et de la réception des informations par rapport à la France métropolitaine. Cela était lié certainement à la durée moyenne du trajet que mettaient les bateaux à vapeur, pour traverser l’océan Atlantique, puis atteindre l’océan Indien, après avoir doublé le Cap de Bonne Espérance, en cette fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle.

Leur arrivée à Madagascar

A peu près à la même époque, poussés par les vents de la mousson d’hiver (soufflant de décembre à avril), les premiers Indiens, sujets britanniques de la région du Gujerat (Inde anglaises), arrivent dans des boutres, dans la rade d’Ambanoro à Nosy-Bé, après avoir fait escale en Afrique de l’Est et surtout à Zanzibar ou à Mombassa. De mai à novembre, les vents de la mousson d’été permettaient aux boutres indiens de faire le voyage dans le sens inverse.

Ces boutres qui étaient des lourds navires à mât unique, penché en avant avec une grande voile latine et un château arrière pouvant remonter au vent, étaient trop lourds pour doubler le Cap d’Ambre, et de plus, la navigation sur la côte est de Madagascar était rendue très aléatoire, du fait d’une forte houle de cyclones, de tempêtes, et de manque d’abris sûrs. Donc, les boutres longeaient les côtes arabes, puis africaines et arrivaient dans la rade d’Ambanoro à Nosy-Bé où les Indiens commencèrent à s’installer progressivement. Depuis 1876, la reine Victoria été proclamée Impératrice des Indes. Les Indiens deviennent alors des sujets britanniques. La présence des Indiens et plutôt des boutres originaires du Golfe de Cambay, faisant du commerce de cabotage dans l’océan Indien était déjà signalée par Vasco de Gama en 1498, dans son journal de bord. En 1508, un Amiral portugais, Lopes de Sequeira - mouillant dans le Sud malgache - a aussi signalé la présence des Indiens. En 1775, Nicolas Mayeur - commerçant français à Madagascar - constate la présence des Indiens également.

Où vont-ils s'établir ?

Leurs descendants qui vont s’établir à Ambanoro (village swahili de Nosy-Bé), seront les fondateurs des grands lignages indiens
« Karanas » dont les héritiers sont présents aujourd’hui dans toute l’île de Madagascar et même ailleurs (à La Réunion ou en France par exemple). Le plus vieux cimetière indien date de 1850, si on se réfère à la date inscrite sur l’épitaphe de la première tombe, encore visible à Ambanoro (Nosy-Bé), ainsi que la mosquée de Nosy-Bé totalement en ruine, datant à peu près de 1870. J’ai eu l’occasion en 1999, en 2000, et en 2005 de visiter tous ces sites et à Ambanoro, j’ai été aidé par des guides, qui vivaient dans ce village depuis les années 1920, et qui connaissaient toute l’histoire et l’évolution de ce village. La digue où accostaient les boutres en provenance de l’Inde, existe toujours dans le village d’Ambanoro. Elle est un des rares vestiges qui témoigne de l’arrivée des Indiens commerçants dans ce village assez isolé de l’île.

Comment ont-ils été acceptés ?

Les premiers Indiens ont été d’emblée, bien considérés par l’administration coloniale française présente sur l’île de Nosy-Bé. Certains ont même exercé des postes-clés comme douaniers, ou exploitants agricoles. D’autres ont migré vers les contrées éloignées, parcouru les villages alentours, pour fructifier leurs esprits mercantiles. Les Indiens ont tout de suite été considérés comme une strate intermédiaire entre les colons français et les Malgaches. Par exemple, après le départ des Allemands de Nosy-Bé en 1914, certains Indiens ont acheté même les entreprises allemandes. Leur politique mercantile, leurs qualités d’aventuriers aimant les risques, leurs capacités d’adaptation dans des contrées inconnues, leur maitrise de la langue anglaise, française et malgache, ont permis aux ressortissants de la première diaspora indienne, d’être bien vus par les colons français. Ils ont même pratiqué la spoliation des terres malgaches. Cette pratique était un peu tolérée par l’administration coloniale française présente sur l’île. La confiscation des terres des pauvres paysans malgaches par certains karanas, a permis à ces derniers de fructifier, illégalement leurs entreprises sur plusieurs générations.

Se sont-ils bien intégrés ?

Cependant, les Indiens ne se sont pas réellement intégrés à la société malgache. Leurs relations avec les Malgaches se sont limitées à des rapports de concubinage ou à des échanges commerciaux. Rares sont les Indiens qui se sont métissés. Après le départ des Français en 1960, les Indiens ont souvent été victimes des crises économiques. En effet, dans un pays où la misère règne et la colère du peuple gronde, ils constituent avec les Chinois, « un îlot de richesse dans un océan de pauvreté ». Leur manque d’intégration dans les sociétés malgaches et leurs vies communautaires en vase clos, ont fait d’eux « des boucs émissaires naturellement trouvés ». Le métissage serait un des points positifs de leur intégration. Ce métissage est ralenti par un état d’esprit communautaire aujourd’hui devenu presque religieusement sectaire.

Il ne faut jamais oublier qu’avant et peut-être parallèlement aux Arabes (qui faisaient du commerce tout au long de la côte orientale africaine), les Indiens (qui avaient une marine commerciale assez puissante), et les jonques chinoises étaient bien présents dans l’océan Indien et dans le canal du Mozambique. Les écrits de Vasco de Gama, navigateur portugais, nous le prouvent aussi. Les Indiens faisaient donc du commerce de cabotage, de côte en côte. Leur point de chute restait l’île de Zanzibar, qui à en croire une émission télévisée diffusée en 2008, garde encore des traces de la présence des Indiens en Afrique de l’Est. Ceux qui sont arrivés à Madagascar, et notamment à Nosy-Bé, dès les années 1850, sont venus volontairement, dans le cadre d’une immigration spontanée, et par vagues successives. Au cimetière abandonné d’Ambanoro, où reposent éternellement les pères fondateurs des grands lignages indiens de Madagascar, on peut voir la première tombe qui date de 1850 et la dernière tombe qui date de 1946.

D’après Jacques Bousiges, Sophie Blanchy et Sophie Romeuf-Salomone, les Indiens étaient 26 en 1868, 200 en 1875, 511 en 1905, 520 en 1908, 569 en 1911, 494 en 1925 et 352 en 1939 à la veille de la Seconde Guerre mondiale sur l’île de Nosy-Bé. Fuyant la crise démographique, les disettes, les famines, les sècheresses et les épidémies qui frappèrent l’Inde à la fin du XIXème siècle, ces Indiens allèrent chercher à Nosy-Bé, des moyens d’existence, d’autant plus qu’un décret du roi malgache Radama 1er, datant du 18 juin 1825, permettait aux Anglais et aux sujets anglais de résider à Madagascar et à faire du commerce.

Sont-ils venus tous ensemble ou par vagues successives ?


Ils sont venus par vagues successives mais volontaires des villages indiens de Kathiawar, du Gujerat, de Jamnagar, de Bombay, de Surat, de Rajkot, du Kusch-Mandui ou Porbandar. C’est par le biais d’une immigration spontanée, individuelle puis familiale que s’est constituée la congrégation indienne de Nosy-Bé depuis la fin du XIXème siècle jusqu’au début du XXème siècle (1920). Les Indiens étaient 303 en 1999 et il doit actuellement, en rester quelques 150 individus. Ceux qui sont français ont quitté l’île dans les années 1970, puis dans les années 1980. Arrivés à Nosy-Bé avec la nationalité britannique, depuis que la reine Victoria a été proclamée Impératrice des Indes en 1876, ils ont acquis la nationalité française de plein droit par les décrets français applicables dans les colonies, de 1928 et 1933, permettant aux étrangers, en l’occurrence, les Indiens anglais (britanniques), d’obtenir la nationalité française. En effet, si l’on regarde le code juridique applicable dans les colonies, on peut y observer l’évolution des décrets.

Le premier décret, celui du 7 février 1897, appliqué à Nosy-Bé et à Madagascar, permettait aux parents français de transmettre leur nationalité par filiation, à leurs enfants nés sur la Colonie. Ce décret, prônant le droit du sang, n’a pu profiter qu’aux enfants de colons. Un deuxième décret, celui du 5 novembre 1928, a élargi le précédent en permettant par le droit du sol, à l’individu d’acquérir la nationalité française, à la seule condition qu’il soit né dans la Colonie d’un père lui même né dans la Colonie.

Par ailleurs, l’article 5 de ce même décret, permettait aux enfants nés à partir de 1908 dans la Colonie, de parents étrangers (nés ailleurs en Inde par exemple), d’acquérir automatiquement la nationalité française à leur majorité, à condition d’être domiciliés à ce moment là, dans la Colonie. A partir de 1933 et 1939, de nombreux Indiens demandèrent à être naturalisés français. L’article 17-2 du code de la nationalité française, rendu applicable outre-mer par le décret du 24 février 1953, permettait à tout enfant naturel ou légitime de devenir français, à la seule condition qu’il soit reconnu par ses parents de nationalité française. La filiation paternelle ou maternelle a donc été mise en place et généralisée dans la Colonie. En 1960, lors de l’Indépendance de Madagascar, les personnes qui étaient déjà françaises ont pu conserver leur statut juridique acquis pendant la période coloniale, à condition d’être domiciliées sur la Colonie, lors de l’accession de celle-ci à son indépendance.

Enfin l’article 155-I 1er et 2ème alinéas du code de la nationalité française (loi du 9 janvier 1973), et l’article 32-3 du code civil confirmaient les législations précédentes, et ont permis aux individus français, de conserver de plein droit et définitivement, leur nationalité française. C’était le garde des Sceaux du Ministre de la Justice qui se chargeait de délivrer les certificats de nationalité aux intéressés concernés. Les personnes nées après 1960 d’au moins un parent de nationalité française, et ayant été reconnues comme enfants légitimes, sont françaises par filiation paternelle ou maternelle, en vertu de l’article 18 et l’article 18-1 du code civil « comme enfant légitime, né à l’étranger, d’un parent français ».

comment les identifient-t'on ?

On identifie, pour des raisons fonctionnelles, les Indiens Karanas par le terme « Indopakistanais ». Leurs an-cêtres étaient en effet, originaires d’une région, qui est à la frontière de l’actuel Pakistan et de l’Inde. A l’époque, cette différenciation n’apparaissait pas, puis-qu’on parlait plutôt de « l’Empire des Indes anglaises qui comprenait le futur Pakistan et l’Inde, tous les deux, nés en 1947, sans oublier, le Pakistan oriental né en 1972, plus connu sous le nom (Ben-gladesh) ». Ces Indiens, qui étaient des sujets britanniques, sont de confession musulmane. Toutefois l’identité culturelle dominante reste quand même de ten-dance hindouiste. Les décombres de ces maisons (la maison Soundera par exemple), en ruine sont visibles à l’entrée du village d’Ambanoro.

Signalons aussi que pour les Indiens de confession musulmane, une mosquée a été construite en 1870, dans le même village de Marodoka. Cette mosquée, marque d’un Islam modéré sur une terre africaine, est aussi visible. Elle a été totalement abandonnée depuis 1952, date à laquelle les derniers Indiens installés à Hell-Ville, ont migré vers cette ville, qui allait devenir le centre d’animation économique, commerciale et politique de l’île de Nosy-Bé.


Tamim KARIMBHAY - Décembre 2009
sources : http://reunionnaisdumonde.com

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1 commentaire

Commentaire de: takami [Visiteur]
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CATEGORIE ROMAN AUTOBIOGRAPHIQUE INSULAIRE :
AUTOPSIE D’UNE MÉMOIRE A CONTRE COURANT :
Résumé du Roman :

Nous sommes en mars 2043. L’incipit et les premières pages du roman laissent penser qu’il s’agirait d’un roman de science-fiction, d’anticipation ou d’une pièce de théâtre. Mais, très vite le narrateur déroute le lecteur pour le mener virtuellement vers les rails de son passé, ce qui donne au roman, un timbre de parcours initiatique, une ampleur historique et surtout une sonorité et une valeur autobiographique.

Nous sommes en mars 2043.
Amith Khan est un jeune retraité de la fonction publique. Il vient d’avoir 67 ans. Il a voyagé partout dans le monde. Toutefois, un endroit a été omis volontairement. Mais un jour, le voile est levé. Ses enfants lui offrent un séjour complet de trois semaines, pour partir à destination de l’île de Nosy-Bé - espace insulaire, qu’il n’a pas revu depuis ses 18 ans - où il a passé les premières années de sa vie. Il rencontre là-bas, son ami d’enfance, Roger qui est devenu entre temps un taxi-man…
Un demi-siècle s'est écoulé entre son enfance et sa retraite.
Que lui réserve ce voyage hors du commun à travers les couloirs du temps ? D'aventures en aventures, comment va t-il parcourir ce chemin du retour aux sources ? Quel bilan fait-il de son itinéraire terrestre ? Quelles valeurs l’ont guidé tout au long de sa Vie ?

Commence alors, le voyage entre mélancolie et nostalgie de sa mémoire qui contrecarre l’irréversibilité du temps, un temps qui s’est écoulé à tout jamais, en laissant quelques fumées, quelques traces, quelques indices... Cette mémoire blindée de flash back, rencontre son île, et constate les permanences, les ruptures, les bouleversements qui y ont eu lieu. Il porte aussi un regard sur l’évolution de l’histoire de sa famille, ses racines, sa généalogie.

Entre exaltation et nostalgie, ses souvenirs se promènent alors, dans les coulisses du contexte de la genèse de sa vocation d’enseignant, dans les labyrinthes de son amour pour l’Ecole, dans les dédales de son attrait pour les livres d’Histoire de France et du monde, et pour la Littérature française et étrangère. Durant son retour sur les rails de son passé, le narrateur a un regard sur les « splendeurs et les misères » de son île.

Alors, du fin fond de l’abyme, les tiroirs s’ouvrent : ses souvenirs brûlants, remontent à la surface, et il évoque ses moments de joie et d’affection, ses rêves, ses ambitions, la naissance de sa passion pour ses matières, et frôle aussi par ailleurs, ses émotions et ses moments de douleurs. Avec la force d’un tsunami, de l’explosion d’un boulet de canon ou d’un volcan en éruption, les anecdotes tragiques et les blessures de sa vie, renfermées dans son cœur intimement depuis presque un demi-siècle, électrisent alors à la surface.

Il remémore donc, sans choquer le lecteur, surtout avec pudeur, ses larmes et ses combats du cœur, tout ce qui a formé sa personnalité et a fait de lui un éternel amoureux de la vie, et un penseur doté d’une certaine sagesse. Il évoque en filigrane, l’endroit où il puise ses forces intérieures, sa bonne humeur, son énergie motrice, son amour de la Vie avec un V majuscule, ses rêves et ses espérances, ses ambitions et ses combats qui sont devenus ses véritables crédos sans oublier ses combats pour la tolérance mais aussi la défense des principes de la laïcité, l’apologie des idéaux de liberté et l’éloge des grandes valeurs de l’Ecole Républicaine.

Cette œuvre qu’il a écrite avec cœur et émotion, avec patience et raison, avec nostalgie et imagination, son premier vrai roman, est teinté de vérités romanesques, de fictions historiques, d’anecdotes insolites, de récits enchâssés, de mises en abyme et même parfois d’anachronismes opiniâtres, qui feront rêver, fantasmer et voyager virtuellement plus d’un, mais ce travail fera aussi prendre conscience à chaque lecteur ou lectrice, combien les énigmes secrètes de la mémoire nous construisent, nous formatent viscéralement et nous guident mystérieusement, au long de la vie. C’est un roman de réflexion et d’initiation teinté en arrière-plan, de pensées philosophiques, enrichissantes et instructives.

Dans la vie humaine, chaque destinée, chaque ambition, chaque décision est construite et prise en fonction du passé et du présent. C’est le rapport passé/présent qui modèle nos vies. Le fil conducteur de chaque vie reste la mémoire. La mémoire est là, pour nous donner nos repères, consolider nos liens familiaux et amicaux. Elle reste l’ancre de notre vie, et permet l’équilibre entre les peurs et les espoirs qui édifient les mentalités des civilisations et les psychologies humaines, au fil de l’Histoire. Elle est là, cette Mémoire, parfois, intacte et solide, parfois, confuse et vagabonde, parfois complexe, parfois fluide, quand tout a disparu, pour nous rappeler qu’à un moment donné, dans un lieu précis, dans un contexte délimité, tout a existé…mais que rien n’est éternel, ni figé…et que tout évolue et laisse des traces, crée des blessures et des cicatrices, alimente des joies, enflamme des espérances, embrase des passions, fait naître des croyances, entérine des doutes, ratifie des certitudes, génère des vocations, engendre des ambitions, filme les douleurs, garde les souvenirs et consolide des convictions.

Complexe et énigmatique, fascinante et passionnante, la Mémoire humaine emmure bien des secrets. Elle est la garante de notre Histoire. On ne peut pas avancer vers l’avenir, si on ignore d’où on vient, et qui nous sommes.
Marguerite Yourcenar dans son livre « les Yeux ouverts » disait : « Quand on aime la vie, on aime le passé, parce que c'est le présent tel qu'il a survécu dans la mémoire humaine. ». Napoléon Bonaparte, quant à lui, a dit un jour « Une tête sans mémoire est une place sans garnison. » et Ferdinand Foch avait dit « Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir. »

La Mémoire sait essuyer les larmes et les combats d’un cœur, elle sait arborer l’espérance du cœur et afficher le sourire des larmes… Elle permet de se connaître davantage, de relativiser les choses, de tirer des leçons des échecs, et de savourer les réussites. Elle permet de s’interroger sur sa propre personnalité, et d’accomplir un premier pas, sur le long chemin qui mène vers l’Ecole de la Vie…

En tant qu’humains, nous n’avons que deux certitudes sur Terre : Nous naissons et nous mourrons ; et au milieu, il y a la Mémoire d’une Vie. Entre intuition et intellect, entre la passion du cœur, et la logique de la raison, nous devons prendre des décisions et construire la trajectoire de notre Vie ! Une vie magnifique marquée d’épreuves et de combats, de gloire et de réussites, des larmes du cœur et des larmes de joies et qui mérite d’être vécue car toute vie est constructive, et tant que la flamme de l’espérance ne s’éteindra pas, l’humain vivra et combattra toujours ! Honoré de Balzac a dit un jour : « L'espoir est une mémoire qui désire, le souvenir est une mémoire qui a joui. » et, Anatole France achevait « L'amour du passé est inné chez l'homme. Le passé émeut à l'envi le petit enfant et l'aïeule ; le passé c'est notre seule promenade et le seul lieu où nous puissions échapper à nos ennuis quotidiens, à nos misères, à nous-mêmes. Le présent est aride et trouble, l'avenir est caché. Toute la richesse, toute la splendeur du monde est dans le passé. »

Ce travail qui est mon premier roman est à la frontière du roman autobiographique et de l’autobiographie romanesque. On peut aussi y déceler parsemées par-ci par-là, des références à l’Histoire et à la science-fiction. Chaque lecteur ou lectrice y trouvera sa voie de compréhension, mais ce travail est avant tout un roman écrit avec la plume d’un cœur alimentée par l’émotion d’un homme amoureux de la Vie et qui mesure, aidé par sa mémoire et ses souvenirs, toutes les étapes d’un chemin parcouru : Dans Extrait de Souvenirs d'un homme de lettres, Alphonse Daudet écrivait : « Le roman est l'histoire des hommes et l'histoire le roman des rois. » Il avait sans doute un peu raison. Mon roman c’est aussi un peu mon histoire. Ce sera à vous, chers lecteurs de savoir où se trouvent les limites entre le romanesque et les faits historiques véridiques…C’est un peu ça, le roman autobiographique n’est-ce-pas ? « Un récit inspiré de la vie réelle de l'auteur. C’est un genre proche de l’autobiographie, mais il s’en distingue, notamment par le mélange volontaire de la réalité et de la fiction. L’auteur d’un roman autobiographique n’hésite pas à transformer la réalité et à introduire des éléments inventés. Les noms, même s’ils sont inspirés de la réalité, sont plus ou moins inventés. Même s’ils ont existé, les personnages peuvent porter un nom différent que celui qu’ils ont dans la vie. »

CATEGORIE ROMAN :

AUTOPSIE D’UNE MÉMOIRE A CONTRE COURANT :
ISBN numéro 978-2-9533865-0-9
EAN numéro 9782953386509
Achevé d'imprimer
en novembre 2009
par TheBookEdition.com
à Lille (Nord-Pas-de-Calais)
Imprimé en France.
Nombre de pages : 436

Voir aussi les deux sites de l’auteur :
http://madagascar2nosy-be.monsite.orange.fr/index.jhtml
http://nosy-be1.monsite.orange.fr/index.jhtml

« La lumière est dans le livre. Ouvrez le livre tout grand. Laissez-le rayonner, laissez-le faire. » Victor Hugo (Extrait du Discours d'ouverture du congrès littéraire, 1878)


VERSION PAPIER et NUMERIQUE DISPONIBLE CHEZ
LA MAISON D’EDITION thebookedition.com :

http://www.thebookedition.com/autopsie-d-une-memoire-tamim-karimbhay-p-30710.html

04.03.10 @ 06:08

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