« REMARQUES SUR LA PERCEPTION DE L'HINDOUISME à la REUNIONLES PLANTES ET LEURS POUVOIRS SECRETS »

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Commentaire de: ferasson jean pierre
ferasson     jean pierre

vous ne parlez pas de satya sai baba
pourquoi?

04.06.09 @ 16:34
Commentaire de: krisnamurti  
krisnamurti
5 stars

Sri Aurobindo 1872 -1950

Il semble difficile pour nous croyant traditionalistes et monocordes de s adjoindre sa pensée. Il y a 10 ans lorsque j’ai lu le yoga intégral, il m’a pourtant semblé ouvrir une porte inconnue pour moi, celle de la vérité.

Avant d’être philosophe et théoricien du yoga nouveau, Aurobindo est avant tout homme politique. Le contexte ? La libération de l’inde. Il est aussi connu que ghandhi pourtant personne n’en parle. Le français Pavitra a été un proche. Lord Curzon est alors l’homme d’état le plus connu en inde. L’autre nom du philosophe est Arabindo Babu. Mirra Alfassa aussi surnommée Douce Mère ou la Mère est connue pour être à l'origine de la cité d'Auroville en Inde. Lorsque Sri Aurobindo se retirera en 1926, il laissera à celle qu'il a commencé à appeler Mère la direction de l'Ashram, que j’ai eu la chance, comme pour la fondation de krisnamurti, de visiter. Sa tombe est fleurie de pétale bleu ou les méditants entrent en transe profonde. J’ai alors vu une anglaise méditer aux point ou les orbites des yeux étaient retournés .Mirra meurt le 17 novembre 1973 à Pondichéry. L'un de ses disciples Satprem complète cette œuvre Satprem n'est néanmoins pas reconnue par la majorité des disciples, en particulier les plus anciens. Il s'est en effet autoproclamé "plus proche disciple et confident" et est accusé par l'Ashram de tourner à sa guise les écrits de Mère. Satprem a été exclu de l'Ashram peu après la mort de Mère. Aurobindo, frappé par la condition de ses compatriotes qu'il avait quittés jeune pour aller étudier, devint un nationaliste fervent convaincu que son pays devait retrouver son indépendance. Peu à peu il lui sembla que pour retrouver son indépendance son pays devait s'appuyer sur son héritage culturel propre qui lie intimement philosophie et recherche spirituelle.

Une approche difficile pour le croyant normal.

« "La vie échappe aux formules et aux systèmes que notre raison s'efforce de lui imposer ; elle s'avère trop complexe, trop pleine de potentialités infinies pour se laisser tyranniser par l'intellect arbitraire de l'homme... Toute la difficulté vient de ce qu'à la base de notre vie et de notre existence, il y a quelque chose que l'intellect ne pourra jamais soumettre à son contrôle : l'Absolu, l'infini. »
Satprem et tous ceux qui aujourd'hui essaient de poursuivre le travail de Mère et d'Aurobindo ne rejoignent-ils pas davantage sur la question du gourou quelqu'un comme Krisnamurti qui, bien que reconnu pour son enseignement spirituel, a toujours critiqué le principe du gourou humain ? Satprem dans Sept jours en Inde écrit à propos des gourous :
« Les gourous... Moi je les trouve épouvantables, les gourous. Je ne peux pas vous dire autre chose. Et encore... évidemment c'est une façon de dire. Parce que, en fait, tout est le Gourou. Chaque instant, chaque chose, chaque rencontre, chaque accident, chaque événement, c'est le Gourou .Mère disait cela très bien : "C'est la Paresse... C'est la paresse qui vous fait adorer. Ce qu'il faut, c'est devenir." Seulement, il faut du courage pour devenir. »
Alain Daniélou, un indianiste respecté, a un témoignage plus questionnant dans la mesure où il vécut à Pondichéry et visita plusieurs fois l'ashram d'Aurobindo
"J'ai souvent reçu la visite clandestine de jeunes gens qui cherchaient à s'enfuir, désespérés, suppliant qu'on leur trouve n'importe quel emploi, n'importe quel moyen pour quitter cette prison modèle, cet enfer idéal. Lorsque Aurobindo mourut, on déclara que, comme celui des grands yogis, son corps était imputrescible. Il fallut bientôt déchanter. On arrangea en grande vitesse de discrètes funérailles. Après lui, ce fut Mme Richard qui continua à gouverner ce petit empire avec fermeté. Elle était "la Mère", la déesse, mère du monde. Tous devaient se prosterner devant elle. L'ashram d'Aurobindo a été l'une des principales entreprises utilisées pour déformer le message de l'Inde et pour exploiter la bonne volonté de beaucoup de gens sincères à la recherche d'une vérité "autre". L'ashram était d'autant plus pernicieux qu'il a été créé par des gens remarquablement intelligents et probablement sincères avec ce fanatisme irresponsable qui caractérise beaucoup d'anarchistes et fait leur force."

Sa pensée.

Aurobindo :"Le plus sûr chemin de cet accomplissement intégral est de trouver le Maître du secret qui demeure en nous, de nous ouvrir constamment au Pouvoir divin, de nous en remettre a lui pour effectuer cette conversion. Mais s'il est difficile pour l'homme de croire en quelque chose d'invisible au-dedans de lui, il est facile pour lui de croire en quelque chose qu'il peut imaginer en dehors de lui-même. Le progrès spirituel de la plupart des êtres humains exige un support extérieur, un objet de foi en dehors d'eux. L'homme a besoin d'une image extérieure de Dieu, ou il a besoin d'un représentant humain : Incarnation, Prophète ou Gourou. Le sâdhak du yoga intégral utilisera toutes ces aides suivant sa nature; mais il est nécessaire qu'il évite leurs limitations et qu'il rejette la tendance exclusive du mental égoïste qui proclame : "Mon Dieu, mon Incarnation, mon Prophète, mon Gourou", en les opposant à toutes les autres réalisations dans un esprit sectaire ou fanatique. Tout sectarisme, tout fanatisme, doivent être repoussés, car ils sont incompatibles avec l'intégralité de la réalisation divine. Au contraire, le sâdhak du yoga intégral ne sera pas satisfait tant qu'il n'aura pas inclus tous les autres noms et toutes les autres formes dans sa propre conception, tant qu'il n'aura pas vu son propre Ishta Dévatâ dans tous les autres, pas unifié tous les Avatar dans l'unité de Celui qui descend en l'Avatâr, et fondu la vérité de tous les enseignements dans l'harmonie de la Sagesse éternelle »
Une influence sur lui fut Bankim Chandra Chatterjee (1838-1894), père du roman indien. Pour Bankim Chandra, la religion doit jouer un rôle déterminant dans le progrès de l’homme. Selon lui, tel Krishna, héros divin de la Bhagavat Gita et modèle de perfection, chaque homme doit faire son devoir dans la société en s’efforçant de développer ses capacités pour se mettre au service de la collectivité sans aucun égoïsme. Ses recherches en matière religieuse le conduiront à rédiger Krishnacharitra et Dharmatattva « Principes de la religion » (1888) en vue d’une renaissance de l’hindouisme et du nationalisme à la fin du 19ème siècle. Il présentera de cette façon l’essence de la religion hindoue à ses compatriotes.

La prison.

En 1908, Aurobindo est accusé d’avoir participé à un attentat contre un magistrat britannique et passe un an de prison à Ali pore. A son retour il est marqué par de profonds changements. En effet, il se plonge désormais dans la méditation et le yoga. De sa lutte pour la libération de l’Inde, il passe à une philosophie sur l’avenir de l’Homme, l’âge nouveau de l’Esprit et l’apparition d’une espèce nouvelle. Sri Aurobindo dit d’ailleurs : « Ce n’est pas seulement une révolte contre l’empire britannique qui est nécessaire, mais une révolte contre la Nature universelle toute entière ». Il faut savoir que son enseignement reprend celui des textes sacrés
avec une présentation et un langage de son temps. Pour lui le mental est réponse à tout, Aurobindo l’appelle le Supramental. En Août 1920, il décline l'offre à présider le Congrès National Indien, et refuse de revenir à la vie politique. Le Home Rule Movement formé par Bal Gangadhar Tilak et Annie Besant en 1917 adopte un nouveau drapeau. Il avait une passion extraordinaire pour la lecture et lisait un livre en une heure a peine. Fumait beaucoup le cigare. Il y a un Sri Aurobindo révolutionnaire, un Sri Aurobindo philosophe, un poète, et un visionnaire de l'évolution. Il n'est pas seulement l'explorateur de la conscience, c'est le bâtisseur d'un monde nouveau. Car « l'homme est un être de transition » écrivait-il. Le congrès indien fut fondé par Allan Hume un administrateur anglais à la retraite, très lié à la théosophie.

Un védisme nouveau.

Aurobindo n’est pas le seul à proposer la révolution intérieure. Dans l'histoire de la réforme sociale en Inde, Râm Mohan Roy est crédité pour la condamnation de la satî, l'immolation des veuves et la mise en évidence que la polygamie, bien qu'extrêmement répandue à son époque, était en fait contraire à l'hindouisme. Pour les réformes sociales, légales et religieuses qu'il préconise, Roy est toujours guidé par des considérations humanitaires. Il s'efforce de prouver qu'il n'œuvre pas à détruire les meilleures traditions indiennes, mais qu'au contraire, il veut les purifier des impuretés qu'elles ont accumulées au cours du temps. Il se place ainsi toujours sous l'autorité des Veda, des Upanishads et des Brâhmasûtra et condamne l'idolâtrie de façon très virulente. Il affirme que, selon les écritures hindouistes, le meilleur moyen d'atteindre la félicité est la contemplation spirituelle et le culte de l'Être Suprême, les rites sacrificiels restant réservés aux dévots de moindre évolution spirituelle. Autre personnalité, Chittaranjan Das qui était un avocat du Bengale et une personnalité importante du mouvement d'indépendance indien. À Baroda, Sri Aurobindo rencontre un yogi du Mahârâshtra, Vishnu Bhaskar Lélé, et fait l'expérience de la conscience du Brahman. Il donnera de nombreux discours sur le chemin du retour à Calcutta. Rabindranâth Tagore a rendu visite à Sri Aurobindo. Autre proche du philosophe, Dilip Kumar Roy un chanteur, musicien, musicologue, écrivain et poète. Alors que le mouvement pour l’indépendance de l’Inde cherchait à se libérer du carcan de la loi britannique, le besoin d’un drapeau national comme puissant symbole de ces idées s’est fait sentir. En 1940, Sœur Nivedita, un disciple irlandais de Swami Vivekananda, arriva avec le premier drapeau indien, plus tard désigné sous le nom de drapeau de Nivedita. Quand à Sujata Nahar, morte le 4 mai 2007, elle était la compagne de Satprem. On lui doit une biographie de Mirra Alfassa.

Auroville.

Elle a pour vocation d'être « le lieu d'une vie communautaire universelle, où hommes et femmes apprendraient à vivre en paix, dans une parfaite harmonie, au-delà de toutes croyances, opinions politiques et nationalités ». Mirra parlait du projet en ces termes : « Il doit exister sur Terre un endroit inaliénable, un endroit qui n'appartiendrait à aucune nation, un lieu où tous les êtres de bonne volonté, sincères dans leurs aspirations, pourraient vivre librement comme citoyens du monde… ». Historiquement, tout a commencé en 1910, lorsque Shri Aurobindo délaissa subitement la vie politique active en réponse à un appel intérieur pressant et s'installa à Pondichéry. C'est là que, de 1910 à 1950, date où il quitta son corps, il écrivit son oeuvre et qu'il expérimenta les deux dernières de ses quatre réalisations spirituelles. Vers 1920, Mira Richard, collabora avec lui à la revue Arya. Elle reçut la mission de réaliser dans le monde la vision de Shri Aurobindo. Elle créa et organisa sur une base permanente l'ashram dans la ville de Pondichéry dès 1926 et lança le projet d'Auroville, l'Unité humaine, dès 1964.

Bertrand Tailamee.

Ex membre de tamij sangam
krisnamurti@hotmail.fr
0692.75.30.13


08.09.09 @ 11:19
Commentaire de: Natalie
Natalie

quelqu'un peut m'aider pour savoir où je peux allée méditer en Inde! Un ashram où je peux y résider ety faire une retraite de plusieurs semaines?

Merci

23.08.10 @ 01:23
Commentaire de:
Shiva

La méditation étant à la base de toutes les pratiques spirituelles d'ashram, vous trouverez cette technique dans tous les ashrams sérieux auxquels vous vous adresserez et dont les adresses sont notées dans cet article.

Hari Om

Shiva

23.08.10 @ 06:23
Commentaire de: NYAM OUM
NYAM  OUM
5 stars

Je suis très intéressé de devenir un intermédiaire indien, mais comment faire?
aussi j'en ai besoin d'une bague ou autre article qui puisse me donner une vie heureuse,construire de belles maisons, savourer la vie, bref être parmi les hommes financièrement posés.
dans l'attente de vous lire avec impatience,mes chaleureuses salutations

19.05.11 @ 13:18
Commentaire de: virginie
virginie

Avez-vous entendu parler de Isha Yoga Center à Coimbatore
ainsi que de Sadhguru ?

En vous remerciant,

Virginie

23.09.11 @ 12:48
Commentaire de:
Shiva

non;

MERCI DE NOUS EN DIRE QUELQUES MOTS

Cordialement
Shiva

12.10.11 @ 16:23
Commentaire de: N'GUYEN-CAN  
N'GUYEN-CAN

Bonjour
Quelqu'un pourrait me dire dans quel ashram je pourrais me rendre pour y faire une retraite de plusieurs mois, justement maintenant que j'ai 60ans et a la retraite? Je n'ai aucun moyen financier (toute petite retraite) et aimerais que l'on m'indique approximativement combien couterait le gite + 1 repas/jout. Bien sur, serais prete a participer a toutes les taches quotifiennes.
Merci a tous pour tous vos renseignements.
Tnc

07.03.12 @ 18:14
Commentaire de:
Shiva

Tout dépnd ou vous habitez. Si vous êtes à la Réunion, l'ashram du PORT envisage d'accueillir des postulants à de petites retraites spirituelles...
Joignez le swami ADVAYANANDA au 0262 43 36 51 qui se fera un plaisir de vous répondre et à défaut de vous orienter sur la structure adéquate
cordialement

17.03.12 @ 12:34
Commentaire de: Shakti  
Shakti
5 stars

Bonjour,
Je souhaite vivre l'expérience d'habiter un ashram en Inde pour un temps indéterminé (plusieurs mois ou années). J'aimerais savoir lesquels de ces ashrams acceptent d'accueillir des gens en échange de travail volontaire (bénévole) et lesquels peuvent accepter des gens à moyens ou long terme. Ma démarche, bien qu'à ses débuts, est sincère. Merci!

27.05.12 @ 01:57