l'Amour et le Mariage en Inde et dans la communauté tamoule réunionnaise
On sait déjà que de jeunes "tourtereaux"
ne se marient que rarement par choix personnel en Inde.
Mais qu'en est-il aujourd'hui du mariage comme de l'amour, à l'heure d'internet et de la mondialisation ?
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La tradition indienne du mariage fait qu'on ne se marie qu'à l'intérieur d'une même caste, au risque
d'en être exclu et d'être taxé d'"intouchable", non seulement soi même mais aussi tout ses descendants.
Aujourd'hui, en Inde comme dans tout les pays émergents
de plus en plus de femmes partent vivre en ville et dès lors travaillent et rencontrent-souvent dans le cadre de leur travail- des ""partis" qui ne leur ont pas été présentés par leurs parents réciproques.Est ce à dire que le "mariage arrangé" n'existe plus ? Non, mais il perd du terrain dans les villes où les filles mènent une vie plus indépendante et plus émancipée que celles des campagnes.Et puis la modernité fait que les jeunes femmes acceptent de moins en moins de servir de "domestiques" sous le toit de leurs beaux parents...
Coîncées entre une évolution à "l'occidentale" en matière de travail, d'argent et de sexe et les règles de la tradition (dot,accouchement d'une fille, rapports avec les beaux parents par exemple)ces jeunes filles ont toutes les peines du monde à s'en sortir car elles se doivent de préserver les 2...
Selon une psychologue et conseillère familiale indienne
Shaifali Sandhya, les jeunes couples seraient à la recherche de 5 choses : l'Amour, le statut social, devenir parents, la satisfaction sexuelle et la réussite scolaire de leurs enfants.Les femmes privilégieraient l'Amour avant tout ce qui n'est pas le cas des hommes.
D'où aujourd'hui une augmentation pharaonique du nombre de divorces.( +350% au Kerala)notamment dans les grands centres urbains. Dans 80% des cas, ce seraient les femmes qui engageraient la procédure.
New Delhi est désormais nommée "la capitale du divorce"...
Le mariage a toutefois de beaux jours devant lui. C'est pour une grande majorité de la population un passage indispensable pour accéder au statut d'adulte.
Pour la cérémonie de mariage de leurs enfants,les parents vont faire de véritables folies.. d'autant que dans l'Inde rurale, la dot va parfois représenter les 2/3 du patrimoine de la jeune fille.
On comprendra dès lors que cette dette-contractée à vie
et transmissible aux héritiers- puisse ruiner les familles et que certains parents en arrivent à avorter
dès qu'ils apprennent par l'échographie que l'enfant qu'ils attendent sera une fille.Sans parler d'un taux de suicide inquiétant chez les jeunes filles promises au mariage pour éviter que leur famille soit ruinée.
On saisira aussi qu'une jeune fille ne soit pas pressée de se marier quand on lui affirme des affirmations telles que "tu n'épouses pas une personne mais sa famille entière"...Or c'est chez sa belle famille qu'elle se devra d'aller vivre désormais.
Alors le divorce, un signe d'émancipation ? ou simplement une épreuve facilitée par une évolution
législative le rendant plus accessible ? ou encore une évolution sociétale où dans les villes on accepte plus facilement qu'une femme puisse vive seule ?
L'Inde en fait, comme partout en Occident n'échappe pas aux autres tendances de la modernité : on peut décider de rester seule, de se mettre en concubinage
ou de vivre un mariage libre.Pourtant, le choix du mari reste encore très dépendant de l'avis et du consentement des parents... De plus,Très souvent, un "beau parti' est présenté par les parents dès qu'ils voient leur jeune fils ou fille tomber amoureux de "n'importe qui"... mais est ce que ce sera forcément le gage d'un mariage réussi ?
Ici à la Réunion, les familles "malbars" semblent plus conservatrices-comme celles à identité forte qu'elles soient musulmanes ou chinoises- que les familles métissées. On ne laisse pas "trainer" sa fille soigneusement surveillée par ses parents et ses frères.
Souvent, c'est par l'obtention d'un travail-et donc d'une autonomie- qu'elle rencontrera l'homme de sa vie.
D'autant que leurs familles s'attachent à orienter le choix de leur fille vers un "parti" de la même culture,
d'un statut supérieur ou au pire identique et surtout de la même religion.Les parents métissé malbars sont en général moins regardants avc leurs enfants.
Toutefois on assiste ici à une émancipation progressive des jeunes filles qui de plus en plus choisissent leur futur conjoint...même si les parents très pratiquants sont désolés ou inquiets de ce choix.
Il est vrai que le concept de caste n'existe plus ici
alors que nos immigrés tamouls sont presque tous issus de la caste indienne des shudras ou des hors castes dénommés intouchables.L'émancipation et le choix d'un conjoint leur est par conséquent rendu plus facile.
Shiva





