Cuisine Traditionnelle de Pondichéry
ActuPondy a rencontré Mme Tirouvanziam-Louis, selon qui cette « cuisine traditionnelle » est spécifique à la ville de Pondichéry, car plus sophistiquée que dans le reste du Tamil Nadu et plus fortement marquée par la présence française, certaines recettes d'origine française ayant été récupérées -et adaptées- à l'indienne au fil du temps (en remplaçant certains ingrédients qui n'existent pas ici par d'autres, par exemple l'huile d'olive et le beurre par le ghee - beurre clarifié local).
Un petit air de Lambada
A quand une version Bharati ?
En parlant de voiture, j'ai pour le moment abandonné l'idée de conduire mais hier j'ai vu une publicité pour une école de conduite de Pondichéry qui m'a rappelé mon projet. Après avoir trouvé leur site, je ne résiste pas à vous faire partager cette pépite : Superstar Driving School est à Pondichéry et propose un permis de conduire avec 5 fois 20 minutes de conduite pour 2800rs (env. 40 euros)...no comment ! Et si vous connaissez l'Inde, vous apprécierez le réalisme des photos ;-).
Sus à l'ennemi !!!
Quand on vit à Pondy (et ailleurs en Inde), on découvre rapidement que la cohabitation avec les moustiques est inévitable...et très pénible. Malgré les moustiquaires et les ventilateurs, ces petits vampires arrivent toujours à se frayer un chemin à un moment ou à un autre vers un point stratégique pour trouver un peu de sang frais. Les moustiques ici sont en général silencieux et plutôt petits mais d'une habileté redoutable.
On trouve anti-moustiques à brancher, charbon à brûler et autres crèmes efficaces mais difficile d'être protégé tout le temps. Heureusement, rapidement après mon installation à Pondichéry on m'a parlé d'elle, celle qui allait devenir ma nouvelle amie : la raquette à électrocuter les moustiques. Dit comme ça, on pourrait penser que j'ai une propension à la cruauté : même pas ! Après une première réaction saine un peu horrifiée, je vois maintenant ça plutôt comme un mini spectacle avec son et lumière. Il faut quand même décrire l'objet : il s'agit d'une raquette en plastique, de la taille d'une raquette de badminton environ. Au lieu des cordes, des fils de fer parallèles. Sur le manche, un petit bouton rouge, qui, lorsqu'on appuie dessus, envoie une décharge de courant dans les fils décrits ci-dessus. Il suffit donc de suivre les moustiques (bien moins rapides que les mouches) et paf ! Si les piles sont neuves, l'effet sera d'autant plus spectaculaire : étincelles et crépitements. C'est beau.
Je dois reconnaître que cet objet (vite indispensable) réveille chez l'être humain des pulsions sadiques, mais soyons réalistes : les moustiques sont nuisibles, agaçants et tout à fait inutiles même s'il est vrai qu''ils nourrissent les lézards qui vivent dans les maisons ici.
Le Jackfruit, un drôle de fruit
Le jackfruit (jaquier en français) ou le très justement surnommé "ugly fruit" (fruit laid) est un fruit assez surprenant qui pousse dans nos contrées du sud de l'Inde. C'est le plus gros fruit qui pousse sur un arbre, il peut peser entre 1 et 25kg et on pourrait dire que le jackfruit ressemble à une grosse patate recouverte d'une peau de reptile verte, ou peut-être à un avocat diforme et gigantesque.

Une fois ouvert, on trouve dans le jackfruit une chair ferme : ce sont en fait des grosses graines enrobées de gaines jaune clair comestibles (les graines, par contre, ne se mangent pas). Ces bulbes, un peu plus petits que des oeufs, sont vendus dans les rues de Pondy et du coin, si vous avez l'occasion de les goûter, c'est assez étonnant, je comparerais le goût à celui des bonbons Haribo (l’espèce de mini fraise lisse pour les connaisseurs). D'autres le comparent à un mélange de banane et d'ananas...testez et faites-vous une opinion.

L'autre aspect bizarre de ce fruit, outre son aspect est son odeur. J'avoue ne pas avoir fait le test mais il paraît que lorsqu'il est bien mûr, il dégage une odeur comparable à celle d'oignons pourris (!).
Mmmmm…un gros bonbon haribo qui sentirait l'oignon pourri...
Comment dit-on bonjour en indien ?
Cette question que j'ai entendue plusieurs fois mérite un point sur les langues de l'Inde.
Si les deux langues nationales officielles sont le hindi et l'anglais, il existe quelque vingt-deux langues constitutionnelles, beaucoup d'autres langues régionales et un très grand nombre de dialectes (près de 1600). En 1947, lors de l'indépendance de l'Inde, il a été décidé que l'anglais disparaitraît 10 ans plus tard mais en raison de la forte opposition des états du sud à n'avoir que le hindi comme langue nationale, l'anglais est resté (il est parlé par environ 20% de la population).
Pour (essayer de) simplifier, il existe deux familles de langues : les langues indo-aryennes et les langues dravidiennes (les Arya et les Dravidiens seraient arrivés en Inde respectivement au 2ème millénaire et vers -9500 ou -4000 selon les sources).
Les langues indo-aryennes sont les suivantes : sanskrit, hindi, ourdou, penjabi, népalais, gujarati, marathi, bengali, oriya, assamais, alors que les langues dravidiennes sont : tamoul, télougou, malayalam, kannada.
Le sanskrit est la langue classique ancienne de l'Inde, c'est l'une des plus anciennes au monde, on peut dire que l’hindi est au sanskrit ce que le français est au latin.
A Pondichéry et dans le Tamil Nadu, on parle le tamoul, langue dravidienne donc. Si je dois confesser quelques difficultés à la pratiquer (la dernière fois que j'ai fièrement fait une phrase en tamoul, mon interlocuteur s'est excusé "de ne pas comprendre l'anglais" !), ce que je peux en revanche vous enseigner, c'est le bonjour qui se dit vanakkam !





